Bon, pour voyager vers Mars sur une route sûre il faut compter entre 7 et 10 mois en moyenne. Un homme consomme au minimum 5 litres d’eau par jour pour survivre. Un équipage de six cosmonautes en partance pour Mars embarque 16 tonnes d’eau (aller et retour). Bien entendu si cet équipage doit rester deux mois sur Mars alors il faut ajouter 3.5 tonnes d’eau car sur Mars on bouge, on transpire et donc on se lave un peu plus. Bien sans affiner on embarque au minimum 20 tonnes d’eau pour un voyage martien !
Valentina mange lors de son court voyage spatial de 1963 (Doc BSI 1964)
Sachant qu’un être humain consomme prés de 3000 litres d’oxygène par jour cela nous amène a embarquer 1.8 Ml par passager pour le voyage aller retour soit environ 10 millions de litres pour l’équipage et ici nous supposons que nous ne consommons ni azote ni autres constituants de notre atmosphère terrestre ! Inutile de continuer à énumérer les réserves à emporter pour la survie d’un équipage destinées à un tel voyage. C’est énorme. Pour aller nous même visiter Pluton-Charon et Xenon cela devient inimaginable. Pour voyager vers Proxima du Centaure n’y pensons même pas !
A la vitesse de 120000 km/h une des sondes Voyager mettra prés de 40000 ans soit 400 siècles pour rejoindre cette proche étoile (la plus proche de nous) !
La sonde US Voyager-2 en route vers Proxima Centauri qu’elle raliera dans 400 siècles. (Doc JPL 1979)

Bien, ce voyage n’est pas pour nous ; même en pensée.
Mais un robot serait-ce envisageable ?
Passé Mars, la lumière du soleil est faible, les panneaux solaires ne sont plus la solution, alors vers la première étoile, ne rêvons pas trop. L’énergie nucléaire ? 400 siècles d’énergie ce n’est même pas réalisable. Les vents cosmiques dans une voile ; y en a-t-il ?
Un vague espoir les nanosondes.
Des sondes qui ont une masse de moins de 10 grammes constituées à base de nanotechnologies, on pourrait en envoyer 1000 d’un coup en les accélérant pour atteindre des vitesses de l’ordre de 10 Méga km/h. Cela ramènrait le voyage à un siècle, ce n’est plus du rêve, c’est pensable (à la radio-communication prés).
Une nano-sonde typique à l’échelle d’une cellule bio. (2007)

Pour le moment nous n’en sommes pas là. Le 4 août avec le lancement réussit de la sonde Américaine Phoenix de 345 kg il faudra encore compter sur un voyage de 10 mois pour que son lander se pose en douceur sur Mars la rouge !
Petits pas, petits pas ; les étoiles sont si lointaines.
1- Vers Mars : ce voyage n’est possible qu’aprés la mise en place d’une base sur la Lune (prévue par la Nasa semble-t-il.
2- Vers les étoiles : il ne sera jamais possible (pour homo-sapiens) par un moteur à propulsion quel qu’il soit : . impossible d’emmagasiner suffisamment de carburant (la masse de l’astronef entièrement convertie en énergie n’y suffirait pas !) . pour que la durée soit "humaine" il faut une accélération d’au moins 100 G (plutot 500G) pendant la moitié du voyage (-100 pour la deuxième moitié en décélération) : notre corps supporte difficilement 10G pendant un temps trés court. Donc, un tel voyage interstellaire ne serait possible : a) qu’en utilisant une source d’énergie disponible durant tout le voyage (comme pour un voyage sur terre avec l’énergie solaire) b) et une force issue d’un champs et non une propulsion, pour supporter l’accélération qui n’aurait alors aucun effet physiologique.
Seul le champs gravitationnel est disponible partout. Un tel voyage n’est donc pas théoriquement impossible pour un humain. Reste à inventer une machine utilisant ce champs comme mode de "propulsion" !!!! Aprés qu’un nouvel Einstein en fournisse un jour la base théorique.... LUCA
Nous sommes effectivement partie intégrante de la biodiversité. Un puissant champ magnétique protège la vie sur terre du rayonnement cosmique mortel pour l’ADN. La création d’un champ magnétique protégeant le vaisseau spatial à destination de la planète Mars et hors de porté de la technologie actuelle ( énergie considérable). Il est peu probable qu’homo Sapiens sapiens, puisse s’éloigner beaucoup du milieu biologique dont il dépend, et la planète Mars est pour très longtemps encore qu’à la portée des sondes. Les sondes seront encore sur Mars après l’extinction de l’espèce humaine. Voir l’article ci-joint :
http://www.pourlascience.com/index.php ?ids=MbMVwmgctcamUfaVpqEU&Menu=Pls&FROM=&Action=3&idn1=&idn2=&idn3=5521