Cinquante ans d’astronautique
Certes si Cyrano de Bergerac se voyait bien partir vers la Lune sur la seule poussée d’une ceinture de fioles de rosée du matin, si même fort des connaissances cosmologiques de la fin du XIX siècle un Jules Verne expédiait son obus sur une correcte route lunaire, c’est dans le premier quart du XX siècle que se naissent des histoires de la conquêtes spatiale et des astres comme le montrent des films de science fiction et autres bandes dessinées. Il y a pourtant un hic, c’est que dans ces histoires on amalgame dans le même scénario, simultanément l’envoi d’un premier objet dans l’espace, d’un premier homme, et d’un premier objectif planétaire, Mars par exemple (on est très optimiste) ! Au milieu des années cinquante les choses changent, il y a bien un début rationnel à cette histoire, avant la Lune, Mars, les étoiles, il faut un satellite artificiel de la Terre.
Les films Holywoodiens s’emploient à nous instruirent de la chose spatiale sur des bases scientifiques. Puis en 1956, le projet international d’année géophysique de 1957-58 implique que l’Amérique veut en profiter pour lancer le premier satellite artificiel de la Terre, une annonce officielle Russe en fait tout autant.
Tous les média y consacrent des sujets tout au long de l’année 1956, le satellite n’est certes encore que de la science fiction, mais il est presque là, la maturité aussi pour l’assumer.
L’année 1957 ne déroge pas à ce genre et bien entendu le 4 octobre 1957, l’aventure spatiale passe du statut de science fiction à celui de science et technologie.
La première trace d’un satellite artificiel visible par tous en octobre 1957.

Le mariage immédiat de l’atome et de la fusée qui a servi à cet événement nous cache un peu l’importance du premier satellite, mais à partir de là, les rêveurs d’hier deviennent les experts prévisionnistes de demain.
L’homme devra suivre vite la route de Spoutnik, la Lune et la station orbitale seront au ensuite au rendez-vous et Mars et Vénus suivront de manière à ce que pour l’an 2000 les Terriens puissent s’élancer à la conquête du reste du système solaire !
Vous connaissez la suite de l’histoire, Spoutnik-1 le 4 octobre 1957, ouvre la porte de l’aventure, l’homme suit trés vite derrière (1961), la Lune aussi vite (1969), la station orbitale idem (1971), mais là le coup d’arrêt sera brutal. L’homme ne peut pas vivre sans pesanteur bien longtemps, il ne peut pas plus vivre dans un espace trop confiné, son métabolisme s’adapte mal à de longs séjours en micropesanteur. L’espace se révéle agressif, les radiations naturelles sont dangereuses pour l’homo sapiens.
Cette barrière est à l’exploration spatiale par les hommes ce qu’a été le mur du son à l’aviation à traction par hélice, il faudra la passer, mais bien entendu pas avec les moyens actuels.
L’aventure continue elle se nourrit des sciences les plus dures, mais n’appartient toutefois qu’aux rêveurs (visionnaires).
L’auteur a pris cette première photo de Spoutnik-1 début 1958 à la foirte Internationnale de Bruxelles.
Merci Spoutnik d’il y a cinquante ans.